De Jean-Baptiste à Marie : les pauvres de Yahvé

De João batista a Maria: os pobres de yHWH

La prédication du Baptiste

Jean le Baptiste, dans son ministère, rassemble les fils de ces annonces et les pousse plus loin : son message est celui de l’Évangile : la métanoïa ou conversion. Son action correspond à l’image que nous avons de lui : on peut dire qu’il est, comme Jérémie, un type du Christ. L’idée qui fonde pour lui la préparation immédiate à la venue du Messie et l’annonce du Royaume est la synthèse de tout le mouvement et de toute la prédication prophétique :

  • inversion de mentalité.
  • voie droite vers le jour du Seigneur.
  • vigilance dans l’attente
  • l’espérance

Toutes ces dimensions doivent être à la fois la situation spirituelle et le comportement du peuple qui accueille sa prédication :

« Préparez le chemin du Seigneur, rendez droites ses sentiers » (Mc 1, 1-3).

Jean se présente comme messager de la bonne nouvelle, prêchant la parole de Dieu avec une puissance irrésistible. Personnage central de la liturgie de l’Avent, il est le précurseur du Messie, tant que ce temps reçoit la définition de sa personne charismatique, de sa figure prophétique et de son action habitée et animée par l’Esprit. Sa vie dans le désert rappelle et invite Israël à ses origines, où il doit retourner à chaque fois qu’il réfléchit sur son identité et sa mission, pour recommencer après les multiples violations de l’alliance (cf. 1 Rois 19, 1-18).

Sa personne et sa vie ont fortement impressionné le peuple au point d’être considéré même comme Élie ressuscité qui vient avertir le peuple à l’approche de la fin des temps (Jo 1,21. Mt 17,10-13). Jésus, à son tour, donnera témoignage de lui en tant que le plus grand né de femme et comme sa plus grande témoin

(Mt 11,11). La démonstration suprême de Jean ne sera pas celle de la parole, mais celle du martyre

(Mt 14,1-12). Les évangéliques s’efforcent de mettre en évidence les traits que le précurseur a en commun avec le Christ. Sympathique et surprenant est le fait qu’comme Jésus, Jean sera entendu par les publicains (Lc 3,12-13), tandis que les Juifs, les Pharisiens et les chefs du peuple s’y opposaient avec une obstination farouche (cf. Jo 1,19ss).

Sa parole, si impétueuse, deviendra, dans un second temps, l’annonce de la présence du Christ :

> «**Il y a parmi vous quelqu’un qui ne connaît pas»** (Jean 1,26).> «**Il n’était pas la lumière, mais il était destiné à en témoigner**» (Jean 1,8).De Jésus de **Nazaréth**, Jean sera le baptiste, mais aussi le témoin lors de la théophanie :* de l’investiture messionique, * de la présentation au monde des credentials divines.## RésuméLa prédication de Jean-Baptiste s’oriente vers une vision du **Messie** **eschatologique**. Nous sommes désormais en mesure de distinguer chronologiquement les deux manifestations futures du Christ : celle dans la **flesh** et la **parousie**. Il est important de reconnaître que le Baptiste a bien perçu le destin d’Israël. Du point de vue historique-politique, il a annoncé à son peuple l’heure fatidique de la venue de Dieu, comme le Christ, en soulignant les signes des temps. Mais les yeux et les cœurs de nombreux contemporains sont restés obstinément fermés.## Les exhortations des écrits apostoliquesÀ ces thèmes s’ajoutent, les complétant, les **réinterprétations** du Nouveau Testament trouvées dans les **lettres des Apôtres**, lues lors des liturgies dominicales. Elles actualisent et résument, à la lumière de la **Révélation** complète, toute la préparation de l’Ancien Testament, en montrant sa réalisation et en illustrant l’époque de la **plenitude des temps**. Ces catéchèses sont accompagnées d’exhortations à l’attente, à la vigilance et à la purification du cœur. Ces avertissements s’ancrent dans un sens profond de l’histoire où la sensibilité eschatologique est très vive.La situation d’**Advent** **permanent** dans laquelle vit l’Église ne tolère pas de disciples endormis. Les chrétiens doivent avoir une sensibilité aiguë aux temps de leur époque et à la transformation de la société. Il est inadmissible que les disciples ignorent les événements salutaires dont ils sont témoins : la phase finale du salut et du jugement est déjà imminente.Symbolique de toutes, l’exhortation de Paul (Romains 3,11-14) à marcher dans la lumière pour rencontrer le Christ, lue au premier dimanche d’Advent, prend un sens programmatique :> « Il n’y a pas un seul homme qui ait l’intelligence, qui cherche Dieu. Ils se sont tous égarés et sont tous corrompus. Il n’y a personne qui fasse le bien, pas même un » (Psaumes 13, 1ss). Leur gorge est un sépulcre ouvert ; par leurs langues, ils trompent ; sous leurs lèvres, c’est du venin d’aspide » (Psaumes 5, 10. 139, 4). Sa bouche est pleine de malédiction et d’amertume » (Psaumes 9, 28).## Les Pauvres de YahvéJean n’est pas un personnage isolé au milieu d’une foule sourde, dont l’esprit est aveugle et le cœur détourné. Les Évangiles de l’enfance nous présentent un ensemble de personnages qui forment le « reste d’Israël », le véritable Israël, resté fidèle à l’alliance et attendant la réalisation de ses promesses. Ce sont des hommes justes et pieux, au cœur pauvre, authentiques héritiers des bénédictions divines données aux patriarches, parmi tant de déviations et d’infidélités du peuple. Ils reconnurent et vécurent, avec patience, la fidélité et la miséricorde de Dieu.Figures emblématiques : Joseph, Zacharie et Élisabeth, les vieillards Siméon et Anne, les disciples de Jean-Baptiste, ceux qu’il a baptisés, les pasteurs de Bethléem et également les mages venus d’Orient, païens. Ce sont des modèles que l’Advent nous offre.Parmi eux, la Vierge de Nazareth se distingue. C’est elle qui, en tant que avancée non seulement de son peuple mais de toute l’humanité, a vécu plus et mieux que quiconque le accomplissement des promesses et la venue du Rédempteur. En effet, Marie « se distingue parmi les humbles et les pauvres du Seigneur, qui attendent avec confiance et reçoivent de Lui le salut. Elle est la sublime Fille de Sion après une longue attente de la promesse ; c’est elle qui, par l’Assumption de la nature humaine par le Fils de Dieu, libère l’homme du péché par les mystères de sa chair » (Constition Lumen Gentium, 55). En elle, qui totalise la préparation spirituelle d’Israël, convergent toutes les aspirations authentiques de son peuple, toute l’humanité est impliquée dans son expérience ; l’Église se trouve entièrement en elle.## Prière d’Adrienne von Speyr (1954)Marie attend l’enfant qui est déjà là. Elle vit la promesse de Noël, mais elle sait que depuis qu’elle a dit oui, tout a déjà été accompli. Son attente n’est pas un vide qui sera comblé après coup : elle fait partie de la plénitude du Christ qui se révélera avec sa naissance. Et elle sera la première à pouvoir le contempler.Dans toute attente humaine, il y a une certaine appréhension : dans la plupart des cas, l’homme ne sait pas s’il sera capable, au moment décisif, de résister, de répondre, s’il a tout préparé convenablement pour que l’événement à venir prenne la forme adéquate. Marie, en revanche, est certaine que le fils qu’elle attend est Dieu en personne. Le Père lui a envoyé un ange pour l’annoncer. Et avec son consentement, elle participe dès le début à ce qui va se produire. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ou de se laisser submerger par l’agitation.Celui qui vient est. Et celui qui vient est Dieu. Il apporte la réalisation qu’il est lui-même, et avec cela, il offre également aux ceux qui sont avec lui la possibilité de supporter et de répondre. L’imminence de son arrivée devient de plus en plus sensible pour la Mère au fil du temps. Et en même temps, elle voit de plus en plus clairement les hommes à la lumière de la rédemption à venir. Pour elle, désormais ce que le Fils accomplira un jour est comme s’il était présent en elle. Et ainsi, elle participe de tout ce qui va se produire de la manière la plus intime.Ses pensées ne sont pas dirigées vers cela, mais uniquement vers ce que le Fils accomplira. Elle n’est qu’un point de départ, dans une concentration axée sur le don de soi et l’attente de la réalisation de Dieu.Pour approfondir la figure de Marie parmi les pauvres de Yahvé et sa foi biblique, consultez l’encyclique Redemptoris Mater de Jean-Paul II sur la pèlerinage de la foi mariale dans les Écritures.Pour approfondir vos études : explorez la Mariologie, la Théologie mariane, les Apparitions mariennes et le Master en Mariologie.

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