Icône mariale : la théologie et les types de la tradition orientale

Ícone mariano: a teologia e os tipos da tradição oriental

Icône mariale, la théologie et les types de la tradition orientale

O (en français : Oh) icône mariale Dans la tradition chrétienne orientale, ce n’est pas simplement une œuvre d’art, mais un sacrement et un canal de grâce, considéré comme expression de la foi de l’Église à part entière, aux côtés de la Bible et de la Tradition. Le IIe Concile de Nicée (787) a défini comme doctrine la vénération des icônes sacrées, en distinguant entre : proskynèse (vénération due aux images) latrie (adoration due uniquement à Dieu). La technique traditionnelle est la tempe sur bois d’œufs, exécutée en prière et en jeûne : l’iconographe ne “peint” pas mais “écrit” l’icône.

La tradition de Saint Luc et ses débuts

La tradition orientale attribue à saint Luc les premiers portraits de Marie. Le Concile Quinisexte (692) et le II Concile de Nicée ont établi les normes de l’iconographie sacrée. La crise iconoclaste (726-843) a été le grand test de la théologie des images : les défenseurs des icônes, avec saint Jean Damascène à leur tête, ont affirmé que refuser de vénérer les images de Christ impliquait de nier la réalité de l’Incarnation. La victoire de l’orthodoxie en 843, le “Triomphe de l’Orthodoxie”, a consigné définitivement la place des icônes dans l’Église orientale.

Les grands types iconographiques mariaux

La tradition orientale a codifié les principaux types d’icônes mariales. Hodigitria (“a que guia”) représente Marie face à face, pointant du doigt Christ avec sa main droite : elle proclame Christ comme le seul chemin, étant l’icône missionnaire par excellence. Le type est attribué à Saint Luc et l’original, vénéré à Constantinople, a été détruit en 1453. Élusée (“misericordiosa”) représente Marie et l’Enfant face à face, en contact de visage : elle exprime la tendresse de la maternité divine et insiste sur l’humanité de Christ. L’exemple le plus célèbre est la La Vierge de Vladimir (Constantinople, début du XIIe siècle), aujourd’hui à la Galerie Tretjakov à Moscou. Orante Représenter Marie en posture de prière intercessoire, les bras levés. Galaktotrofuse (“À quelle aleita”) montre Marie allaitant l’Enfant, évoquant Luc Avec des exemplaires égyptiens du VIe siècle. La Vierge de la Passionconnue dans l’Occident comme Notre-Dame du Perpétuel Secours, cette représentation montre deux anges présentant auEnfant les instruments de la Passion : l’Enfant, effrayé, se cramponne à la main de sa Mère. Une copie célèbre est vénérée depuis 1865 à Rome, dans l’église des Rédemptoristes. Le Signe ou La Vierge du Signe (également) Elle médiera.“Mais vaste que les cieux” représente Christ dans le sein de Marie, dans un médaillon, évoquant Est 7. A
14. La plénitude des temps Kyriotissa ou ” »Reine“Cette représentation de Marie assise sur un trône impérial symbolise le triomphe de sa divinité, après le Concile d’Éphèse (431).”

Valeur théologique et spirituelle

Les icônes mariales ont quatre dimensions inséparables. La dimension historiqueChaque icône représente un événement concret de la vie de Marie ou de l’Église. Cultuel-liturgique : l’icône est un objet de vénération, intégré au cycle de l’année liturgique. La dimension spirituelle : l’art de l’icône représente l’être humain déjà transfiguré par l’Esprit de Dieu. La dimension dogmatique est particulièrement riche : la Hodigitria souligne la divinité de Christ. La Eleusa insiste sur l’humanité de Christ. Les trois étoiles qui ne manquent jamais sur le front et les épaules de Marie expriment sa virginité perpétuelle. Le geste de la Hodigitria et de la Deesis font allusion à la médiation de Marie. La Kyriotissa affirme la royauté mariale. Les icônes de la Dormition et de l’Assomption expriment la glorification de Marie en corps et en âme.

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