Les découvertes archéologiques sur la vie de Marie de Nazareth

Os achados arqueológicos sobre a vida de Maria de Nazaré
Pendant des siècles, la mémoire de la Mère de Jésus a été transmise uniquement par les Évangiles et les premiers pèlerins chrétiens. Aujourd’hui, les fouilles à Nazareth, à Jérusalem et dans les sites de la Galilée permettent de croiser ces témoignages avec des données concrètes du terrain : derrière les sources écrites, il existe un contexte historique précis. Cet article explore les principales découvertes archéologiques qui éclairent la vie de Marie, depuis le lieu de sa naissance jusqu’à l’environnement familial et religieux dans lequel elle a grandi.La question du lieu de naissance de Marie est indissociable de la critique des sources : les textes indiquent Belém, Nazareth et Jérusalem comme des possibilités distinctes. Belém est un postulat doctrinal qui faisait de la Vierge un membre de la Maison de David, sans soutien stratigraphique direct. La tradition de Jérusalem, soutenue par le Protoévangile de Jacques (2e siècle) et par la mémoire monumentale des premiers pèlerins près de la Porte Probatique, apparaît comme la plus cohérente. C’est à Jérusalem que s’est préservée la mémoire topographique la plus ancienne du naissance de la Mère de Dieu.

La tradition jerosolimitaine : la Porte Probatique, la piscine de Bethesda et la naissance de Marie à Jérusalem

Près de la Porte Probatique, dans la vallée es-Satireh, aux temps des Macabées, une piscine jumelée trapézoïdale a été construite, avec à l’est un établissement thérapeutique appelé Bezeta. On y accédait par un canal débouchant dans une grotte naturelle. Au nord-est se trouvait une citerne centrale entourée de bains, de salles peintes et, apparemment, une habitation avec des grottes, qui se trouve maintenant sous les absides de l’église croisée de Sainte-Anne. Cet environnement était fréquenté par des malades (Jean 5,3) et par des femmes superstitieuses en quête de fécondité. On invoquait Salomon comme le grand guérisseur dans toutes les sources thermales de Palestine. La magie blanche était pratiquée avec l’anneau du Roi, ses médailles représentant la trinité de la santé, c’est-à-dire le chevalier saint qui perce Lilith et l’Archange Raphaël qui le protège, et son sceau. Malgré la controverse rabbinique contre ce culte, les esséniens et les thérapeutes le pratiquaient. Le rituel a ensuite convergé dans le « Testament de Salomon » du 3e siècle, publié par les juifs-chrétiens, qui l’ont ainsi fait leur. Dans le Protoévangile de Jacques, chapitre VI, nous lisons qu’Ana fut guérie de son stérilité, méritée par un péché caché, lorsqu’elle se rendit à la Piscine et enfanta Marie. Celle-ci vécut dans sa petite chambre, transformée en une domus ecclesia, qui se trouve encore dans la grotte sous le chœur de l’église croisée et qui remonte au premier siècle. L'”Évangile de l’Enfance” du Pseudo-Matthieu aux IVe-Ve siècles suppose qu’Ana possédait une maison dans le secteur mentionné. Le Rouleau de Cuir de Qumran atteste qu’à proximité de la Piscine se trouvaient plusieurs cachettes des trésors esséniens, avec une affirmation qui pour certains est symbolique et pour d’autres réelle, ainsi qu’une structure résidentielle, probablement liée au quartier où vivait la famille de la Vierge.Avec la destruction de Jérusalem en 70, l’établissement fut détruit, mais le culte continua à être pratiqué. Le nom de la Piscine changea pour Bet Hesdatain, communément appelé Bet Hesda, la Maison des Misérables, et le culte devint syncrétique à partir de 135, avec les constructions païennes érigées par Hadrien (117-138) précisément pour effacer la mémoire judéo-chrétienne. Le culte salomonique fut hérité par les Parents de la Vierge, qui le christianisèrent en remplaçant Jésus-le-Médecin par Salomon et par l’Ange, auxquels il est supérieur (Mt 12,42b, Jn 5,1-9) : sur les médailles apparut alors son buste aux côtés du cavalier avec une lance croisée ou dans des attitudes chrétiennes. Marie, plus désormais objet de miracle, fut associée au Fils guérisseur. Lilith fut remplacée par plusieurs diablesses. L’Ange de Dieu fut accompagné par plusieurs autres anges de la santé. Les cérémonies étaient célébrées dans les constructions visibles à l’est après les fouilles près de la Piscine du Nord : citernes, une vaste salle avec des mosaïques représentant des croix florales, des fleurs et des fruits symboliques, la base d’un autel probable et des armoires encastrées dans le mur, ainsi qu’une grotte sculptée dans la roche de 10 mètres de longueur et 2,50 mètres de largeur. Concernant le culte païen adrien, il se concentrait sur le Serapeu construit sur place, suivant le modèle de nombreux autres bâtiments similaires éparpillés à travers l’Empire. Il s’agissait d’un complexe carré, ensuite démantelé par les Byzantins, à l’est du portique transversal et du grand réservoir sud. Il y avait des citernes adaptées, des galeries sculptées dans la roche, un vaste bâtiment encore non entièrement fouillé, une favissa avec des restes de sacrifices. Dans ce complexe se trouvait un Serapis, maintenant en fragments, vénéré dans le naos de l’établissement, c’est-à-dire la grotte naturelle originale. Une femme se déshabillant et une autre allongée sur un sofa, inclinée sous une main bénissante. Deux navires de charge qui s’harmonisent avec le culte d’Isis. Deux pieds votifs. Le lieu était consacré à la triade païenne de la santé, formée par Serapis/Asclepios, Isis/Hygie, Harpocrate/Telesphore, censée remplacer les triades juive et judéo-chrétienne. À leur honneur, on pratiquait la magie noire, l’astrologie, le calendrier lunaire et l’hydromancie.Constantin (306-337) a proscrit, en 319, la magie noire païenne, mais a toléré la magie blanche des judéo-chrétiens. L’Église majeure, cependant, a polémisé aussi bien contre le culte païen que contre le culte judéo-chrétien, ordonnant le démantèlement d’abord du bâtiment adrien, puis du bâtiment judéo-chrétien, au premier quart du Ve siècle. Ils ont été remplacés par la grande basilique du Paralitique, récemment redécouverte, et par celle de Sainte-Marie, dont les nefs latérales dépassaient les limites du cinquième portique de la Piscine, soutenues par des colonnes s’enfonçant dans les réservoirs, se identifiant évidemment aux bâtiments et grottes découverts sous la crypte de l’église croisée. Les hydries et l’anneau de Salomon ont été transportés et vénérés dans la basilique du Saint-Sépulcre.Jean Damascène est le premier à parler clairement, au VIIe siècle, de la Maison où Marie est née, près de la Piscine de Bethsaïda. Mais déjà Théodose avait, en 530, fait référence à une église dédiée à la Vierge sur ce lieu. Pendant les Croisades, les deux réservoirs de la Piscine ont été comblés et l’Église de Sainte-Marie a été transformée en monastère, tandis qu’un peu plus à l’est a été construite l’Église croisée de Sainte-Anne, qui, comme mentionné, conserve sous elle la Maison de la Vierge. Connectée à cette mémoire se trouve également la tradition de l’éducation de la Vierge au Temple. Le Protoévangile de Jacques, comme nous l’avons vu, atteste la consécration de Marie enfant et sa vie dans ce lieu sacré au Collège des vierges tisserandes. La véracité de ce qui est tiré des récits anciens a été confirmée par D. Flusser et S. Safrai. Justinien, sur le lieu où l’on croyait que la Vierge avait été éduquée, a érigé la basilique appelée Néa, plus tard détruite par les Perses en 614. Les fouilles ont permis de déterminer que le bâtiment, de quatre-vingts-deux mètres sur soixante-cinq, avec un hospice ajouté et d’autres dépendances, était l’un des plus importants de l’ère byzantine en Palestine.

Les fouilles à Nazareth : Bellarmino Bagatti, la maison de l’Annonciation et les vestiges judéo-galiléens

En suivant maintenant le fil des récits évangéliques, nous nous rendons à Nazareth. La ville elle-même est une découverte archéologique, car son existence a longtemps été remise en question. À l’époque de Jésus, Nazareth était un tout petit village, avec une population maximale de cent cinquante personnes, aux pieds des collines de la Basse Galilée. Elle n’avait jamais été mentionnée dans la Bible auparavant. Les habitants étaient tous des descendants de David (1000-961 av. J.-C.) et se nommaient Nazaréens (Ναζωραίοι, ןידצןנ), pour accomplir l’Écriture d’Isaïe 1,1, qui dit qu’un rameau (nezer רצנ) sortira de la racine du tronc de Jésé. Les Davídiques sont revenus en vagues en Palestine à partir de 520 av. J.-C., avec Zorobabel, puis avec Esdras en 457 av. J.-C. et jusqu’au IIe siècle av. J.-C. C’est précisément à la fin de cette période que Nazareth a été repeuplée, dont le nom original nous est inconnu, ayant été abandonnée en 733 av. J.-C., à l’époque de l’invasion assyrienne. Les immigrants venaient de Babylone. Ils ont profité de la conquête asmoneenne de la Galilée pour un exode plus massif. Les fouilles montrent en effet une continuité d’installation à partir de cette époque. Les clans davídiques arrivés de Babylone pendant l’indépendance asmoneenne se sont d’abord installés à Batane (ou Basan) avant de se rendre à Nazareth. Jules Africain (vers 220 ap. J.-C.), natif d’Émaüs, nous informe que les descendants de David vivaient dans des villages portant des noms messianiques, comme Nazareth (“village du Rameau”) et Kochaba (“village de l’Étoile”). Deux villages, l’un au nord de Nazareth et l’autre à Basan, portaient ce dernier nom. Le même auteur nous dit que les Davídiques conservaient les généalogies de leurs descendants. Ils attendaient dévotement l’avènement du Messie parmi leurs rangs. Joseph, natif de Bethléem et encore résident dans cette ville (comme le démontre le fait qu’il se rendit pour être recensé dans cette ville et non à Nazareth), et Marie étaient donc des Nazaréens. Les Davídiques avaient un fort sentiment de leur propre royauté, bien que décadente : preuve en est que les constructions de Nazareth avaient une nécropole relativement proche, malgré les règles traditionnelles de pureté, car, comme le témoigne le Talmude, elles pouvaient être délaissées pour des sépultures royales. Ces tombes, dans certains cas, étaient de facture romaine raffinée.

À Nazareth, la tradition de la Maison de Marie, où s’est produit l’Annonciation, attestée par l’Évangile de Luc (1, 26-38) et préservée par les “Parenté de la Vierge”, a été confirmée par les fouilles menées entre 1950 et 1960. Le culte a commencé avec une domus ecclesia, dans laquelle étaient intégrés les vestiges d’une maison, à savoir des grottes, des silos, des citernes, des escaliers originaux, tous embellis au cours des deux premiers siècles par des peintures, des graffitis et des mosaïques. Au IIe siècle, tout est devenu un lieu de baptême. Un fragment de targum d’Isaïe 55, 1-3, daté paléographiquement de cette époque, atteste du culte au “puits de Marie”, d’où jaillissait la source salutaire de la Parole incarnée. Au IIIe siècle, les Nazareniens ont construit sur la domus ecclesia une synagogue judéo-chrétienne, dont il reste le mur sud et le début du mur est, qui se dirigeait vers le nord pour englober la roche taillée de la grotte traditionnelle. Dans le remplissage, plusieurs éléments architecturaux sont restés, tels que des larmierures, des corniches, des arcs, des capitelles, des bases avec rainures pour les transepts, des bases de colonnes de l’autel, des symboles et des graffitis mariaux, parmi lesquels se distinguent les inscriptions de XĒ MAPIA et de la pèlerine qui affirme avoir écrit son nom sous le “lieu sacré de M” et avoir vénéré son image.

Vers 430, les Byzantins sont arrivés à Nazareth et, probablement soutenus par l’Empereur, ont pris la synagogue des judéo-chrétiens, l’ont démolie et l’ont remplacée par leur basilique. Elle a utilisé comme plateforme les éléments de la construction ancienne. Les grottes sacrées ont été préservées. Le mur sud a été utilisé comme stylobate après avoir été décapité. L’abside a été placée à l’est, et deux nefs ont été érigées, englobant dans la nef nord la grotte traditionnelle. Cette basilique a été visitée par les pèlerins comme la Maison de Marie transformée en église, depuis l’Anonyme de Placente jusqu’à Arculfe et Beda le Vénérable, entre autres. Un élément significatif est que les fondations de l’environnement de cette Maison de Marie, où s’est probablement produit l’Annonciation, correspondent parfaitement aux murs préservés au Sanctuaire de la Sainte Maison de Lorette. À Nazareth, Éphrem de Salamine nous parle de la Maison de Joseph, le lieu où Jésus a été élevé. La tradition a été transmise par les “Parenté de Joseph”, qui ont vigoureusement défendu leurs droits de propriété sur le site, empêchant pendant des siècles l’accès des chrétiens convertis d’autres origines. Seule en 670, Arculfe a pu la visiter et la décrire comme un bâtiment partiellement construit sur des arches et qui, dans la crypte, conservait un puits et une grotte “très lumineuse”, comme la définit un Anonyme cité par Pierre Diacre, et tout un environnement baptistal selon le rituel judéo-chrétien. Les fouilles de 1970, dirigées par Bellarmin Bagatti, ont confirmé les nouvelles traditionnelles et daté l’environnement du Ier siècle. C’est le lieu où Jésus a passé sa vie cachée, avec Marie et Joseph.

Ain Karem et la maison de Zacharie : les fouilles de 1973 et la mémoire judéo-chrétienne d’Élisabeth et de Jean le Baptiste

Dans la continuité des événements évangéliques, nous devons considérer ‘Ain Karem, le lieu de la naissance de Jean-Baptiste, visité par Marie, comme le rapporte Luc (1,39-56). Les faits narrés dans l’Évangile et le Protoévangile de Jacques se déroulent dans la région de Judée appelée Orini, un triangle montagneux entre Jérusalem et les wadi d’es-Sarar et d’es-Sikka, avec ‘Ain Karem au centre. C’était une région vierge et accueillante, où Élisabeth avait une maison de retraite à mi-chemin de la pente, où elle s’est cachée pendant cinq mois pour remercier Dieu de l’avoir libérée de stérilité (Lc 1,25). Elle possédait également une grotte, qui, selon le récit du Protoévangile (22,3), s’est ouverte miraculeusement pour abriter Élisabeth et Jean, poursuivis par les soldats d’Hérode (37-4 av. J.-C.) pendant la Massacre des Innocents. Au pied de la montagne se trouvait la maison de Zacharie, où Marie est arrivée pour rendre visite à sa cousine. Ces lieux ont été identifiés archéologiquesment.En 1973, le père Bagatti, sous la crypte de l’Église de la Visitation moderne, a découvert une maison romaine, avec un lagar, un puits creusé dans la roche, des tombes hellénistiques, plusieurs pièces de monnaie romaines des temps de Néron à ceux de Constantin et beaucoup de céramique romaine. Le puits est situé dans la grotte qui aurait été éclairée pour offrir un refuge aux fuyards. Des fouilles occasionnelles en 1885 et ensuite systématiques de 1941-1942, dirigées par S. Saller dans la maison traditionnelle de Zacharie, ont mis au jour une domus ecclesia, située dans une grotte, le lieu traditionnel de la naissance de Jean-Baptiste, ainsi que divers accessoires d’une maison romaine, sous le portail actuel, comme un lagar, des citernes et des tombes romaines, y compris une double. Ces lieux ont été sacralisés par la commémoration judéo-chrétienne d’Élisabeth, Jean et Marie, unis dans une véritable trinité cultuelle. Une preuve supplémentaire est donnée par la profanation adrienne habituelle, qui a remplacé les trois personnages chrétiens par d’autres païens liés par des liens tout aussi solides, à savoir Smyrne, Adonis et Vénus Pudica. Smyrne, concevant irrégulièrement un enfant, se réfugie dans le jardin de Vénus, restant cinq mois derrière un arbre de myrre qui déverse des larmes amères. Protégée par Vénus Génitrice, elle donne naissance à Adonis, que Proserpine veut tuer en utilisant un porc-épic. Entre Vénus et Proserpine, on parvient cependant à un compromis : Adonis passera l’hiver dans les Enfers et le reste de l’année avec la Déesse de l’amour, qui pleure son absence. Pendant ces pleurs, pendant trois jours, on célèbre les Adonies : le premier jour, le jardin dans la Maison d’Adonis fleurit et est ensuite jeté dans une citerne avec des morceaux de la statue du Dieu. Le deuxième jour, on attend, dans la grotte d’Adonis, les membres déchirés du Dieu et sa tête décapitée, tandis que les tiasies, près du simulacre de Vénus Pudica, font les lamentations. Le troisième jour, tout le monde se rend dans la cour de l’apothéose et célèbre la résurrection du Dieu de la végétation.Compte tenu de ce culte, dans lequel la narration néotestamentaire est consciemment et évidemment transfigurée et contaminée dans un sens polémique, Adrien a planté une forêt sacrée à Orini, construit la Maison d’Adonis, creusé la double grotte et élevé la cour de l’apothéose sur les anciennes murs des accessoires de la Maison de Zacharie. En effet, le père Saller y a trouvé de nombreux éléments romains, datés des IIIe et IVe siècles, restes adaptés de l’œuvre d’Adrien.Constantin a détruit les bâtiments païens et, ainsi, les motifs cultuels des judéo-chrétiens ont repris leur place : sur la montagne d’Orini, les forêts de Vénus et de Proserpine ont été arrachées et la maison de campagne d’Élisabeth a été restaurée. La grotte a été revêtue de pierres, peinte et remplie de graffitis. Le puits a été régulier avec de la maçonnerie et connecté à une citerne à l’extérieur de la crypte par un canal. En face de la grotte, pour préserver la maison romaine, une petite église a été érigée pour vénérer la pierre appelée du Repas, qui rappelait la Roche du Refuge, d’où l’on retirait des éloges et de la terre pour obtenir des bénédictions.

Là où se trouvait la maison de Zacharie, la maison d’Adon et son bois, tout fut complètement détruit. La végétation adonienne fut remplacée par le Jardin de Jean, qui « croît partout où il baptise », selon l’expression heureuse d’Enon de Scitopolis citée par Éthérie. Dans la chambre funéraire d’Adon, dans sa grotte et dans la cour de son apothéose, furent construites deux chapelles, l’une dédiée aux Martyrs, avec un magnifique mosaïque en hommage à la Tête du Baptiste, et l’autre au sud, enrichie de mosaïques symbolisant la glorification. Dans ces lieux étaient célébrées trois messes, en l’honneur de Jean et de Marie, fertiliseuse des récoltes, des semences et des vignes. Ainsi fut opérée une inversion définitive : Éphèse fut supplantée par Isabelle, Adon par Jean et Vénus par Marie. Cela sur le lieu où Marie visita sa cousine et y resta jusqu’à l’accouchement.

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